Publication de la bloggeuse Maudbouquine du 20 mars 2021

Blog personnel
Titulaire d’une maîtrise de Lettrés Modernes, je suis passionnée par les livres. Ici, je présente mes lectures, partage mon ressenti , ….. en toute simplicité ! Tout échange est le bienvenu ! http://maud-bouquine.over-blog.com/
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Bonjour à tous !
C’est avec grand plaisir que je vous parle aujourd’hui de ce roman, « Un balcon en retraite » écrit par Alain Arnaud et publié ce mois-ci aux éditions BoD.
J’ai découvert tout récemment ce très talentueux écrivain car j’ai eu la chance qu’il me contacte.
Il m’a proposé de découvrir son roman, j’ai accepté avec plaisir ! Je suis toujours très heureuse ( et très curieuse) de pouvoir partir à la découverte d’auteurs inconnus pour moi.
Voici quelques mots sur l’histoire qu’ Alain Arnaud nous livre :
Alors que Léon vient de prendre sa retraite, dans les années 1980, son épouse Léa décède.
Il quitte brusquement le Nord où il menait une vie paisible pour se rapprocher de sa fille Jeanne dans le Sud.
Installé près de Toulon, il découvre alors la solitude du retraité, l’oisiveté et l’inutilité de son existence.
Il est balloté entre rêves et cauchemars.
Dans son nouvel environnement, des rencontres distraient peu à peu ses journées.
Depuis le balcon de sa résidence surplombant un domaine agricole, il observe malgré lui des faits étranges dont il veut percer le mystère.
Sa curiosité n’est pas aussi indolore qu’il l’imaginait.
Des événements inattendus mettent à l’épreuve son quotidien et sa quête obstinée de reconnaissance.
Léon cherche à comprendre le monde qui l’entoure et quelle est sa place dans ce concert humain.
Et voici ma petite « chronique » !
On va donc apprendre à faire connaissance avec Léon, jeune retraité, qui décide de venir s’installer près de sa fille Jeanne, de Vivien son mari et de Magali, leur fille.
D’emblée, l’auteur nous laisse entendre que Léon ne vivra pas tout à fait une retraite paisible : « Mais il ne se doute pas des rencontres éprouvantes à affronter ni des blessures à venir, encore moins du rôle inattendu d’une Mercédès appelée à polluer ses jours ».
Dès les premières pages, on est saisi d’impatience à l’idée de savoir ce qui peut bien arriver à Léon. On est très vite intrigué, par de nombreux éléments.
Et des aventures , cet homme va en vivre !
Très vite , j’ai été attendrie par Léon, très vite, je me le suis représentée, debout sur son balcon , face à la mer, face à cette ferme et cette grande bâtisse blanche mystérieuse, très vite, je voyais de façon très claire , très nette, Léon en train de manger chez sa fille, déambuler dans son trois-pièces, seul, ou encore se promener dans le jardin public, rencontrer Gilles, Gwladys, Julie, ……
Et je sais pourquoi je suis parvenue à être cette spectatrice de la vie de Léon : parce que l’auteur excelle dans l’art de décrire les paysages, les personnages.
Tantôt, ses descriptions sont splendides, lorsqu’il s’attarde sur les différents aspects d’un ciel, du jardin, de la pie de Chine, …….. tantôt elles sont surprenantes car drôles, hilarantes , presque loufoques quand il s’agit de décrire les attitudes ou certains traits physiques de Madame Duprat ou de Gwladys.
Enfin, elles sont tendres, délicates, douces, et lumineuses lorsque l’auteur s’attarde sur les relations de Léon avec Magali sa petite-fille, Gilles, Julie, Esther……..
J’ai apprécié ces variantes dans les descriptions, elles donnent un relief certain au récit , et puis , la précision, les métaphores, les personnifications,……. un régal pour la littéraire que je suis ! La plume d’Alain Arnaud est extrêmement recherchée, pleine d’effets de style, de sens , riche d’émotions.
Je reviens un instant sur le côté attendrissant de Léon . Oui, j’ai été attendrie par cet homme fraîchement veuf, tout nouveau retraité, touchée par son attitude, son ressenti , par son vécu, cette vie qui ne l’a pas épargné.
Émue par sa solitude , son souhait de ralentir la vieillesse, de « l’occuper », son errance à ne plus trop bien savoir quelle est sa place maintenant qu’il a tout ce temps devant lui, troublée par ses pensées qui dérivent parfois, lorsqu’il imagine, cauchemarde, divague un petit peu.
Émue, je l’ai enfin été par ce lien qui s’instaure entre Gilles et lui , basé sur la confiance, l’écoute, la compréhension, la présence .
Et par ce lien qui l’unît avec sa petite-fille, éblouissant, tendre, magique.
L’oisiveté peut aussi bien mener à la rêverie qu’au cauchemar.
À 20, 40 ou 60 ans, la vie est toujours pleine de surprises, d’opportunités, et de rencontres que le hasard dépose délicatement sur notre chemin …… à nous de les saisir, de les accueillir , elles ne peuvent qu’enrichir notre vie . Telle est selon moi la merveilleuse leçon que j’ai pu tirer de ce roman .
J’espère, avec mes quelques mots, vous avoir donné envie de lire ce récit .
Et je dis encore un grand et chaleureux merci à Alain Arnaud de m’avoir donné l’occasion de découvrir son univers littéraire.
À bientôt pour un nouveau partage livresque ! 🌸
@alainarnaud

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